04-08-2006

Abonnés sans téléphone.

Monsieur le Directeur Régional,

J’ai bien reçu le courrier que vous m’avez adressé le 21 juillet dernier, m’informant des difficultés que vous éprouvez depuis le 15 juin 2006 pour parer aux nombreux dégâts causés par la foudre sur les quatre départements de l’Auvergne.

Vous m’informez que tous vos moyens sont mobilisés « pour prendre les dispositions utiles et rétablir une situation normale », ajoutant que, « devant cette situation, les réponses à vos interventions sur des situations particulières pourront souffrir un délai supplémentaire ».

Permettez-moi cependant de souligner la « situation de crise » dans laquelle de nombreux hameaux se trouvent encore aujourd’hui, et le désarroi des populations qui sont privées de l’usage du téléphone.

Cette situation est encore plus dommageable pour les personnes qui résident dans des communes qui subissent l’absence d’une couverture en téléphonie mobile, et elles sont nombreuses sur ma circonscription. C’est le cas, par exemple, de la commune d’Echandelys, où un couple de personnes âgées a dû attendre huit jours pour être dépanné, alors même que la femme était gravement malade ; il a fallu trouver un téléphone qui fonctionnait pour qu’elle soit hospitalisée… et transportée par hélicoptère.

Il me semble que, dans ce type de situation, vous devriez être à même de mobiliser suffisamment de techniciens supplémentaires afin d’accélérer le rétablissement des lignes téléphoniques. De plus, devant l’impossibilité de joindre les services de secours, France Telecom devrait installer un téléphone satellite dans toutes les communes privées de communication, et en supporter le coût.

A l’heure où l’on vante l’intérêt des démarches administratives sur Internet pour les populations privées de service public, l’absence prolongée de ligne téléphonique est un préjudice supplémentaire.

Certes, le nombre d’impacts de la foudre est peut-être exceptionnel cette année, mais le problème est constant.

C’est pourquoi je pense qu’il en va de votre responsabilité d’assurer une ligne téléphonique provisoire dans chaque commune privée de téléphone lorsque l’interruption au service dépasse les vingt-quatre heures, ainsi que de maintenir un personnel suffisant et formé, pouvant se mobiliser avec une efficacité d’intervention bien supérieure à celle des entreprises sous-traitantes.

J’adresse, en ce sens, une question écrite au Ministre de l’industrie, dont je vous prie de trouver copie.

D’autre part, je tiens à vous informer que beaucoup d’usagers se plaignent de l’importance du délai d’attente pour joindre vos services, voire de l’impossibilité d’obtenir un interlocuteur !

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Régional, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

André CHASSAIGNE

Pour en savoir plus : André Chassaigne

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