03-03-2005

Activités de valorisation des équidés domestiques.

Monsieur André Chassaigne attire l’attention de Monsieur le Ministre sur les modalités d’application de l’article 38 de la loi n°2005-157 du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux.
Cet article dispose que les « activités de préparation et d’entraînement des équidés domestiques en vue de leur exploitation » sont désormais réputées être des activités agricoles. Le statut agricole sera désormais le statut unique de toutes les activités de valorisation des équidés domestiques.
Ce statut agricole n’est aujourd’hui octroyé aux agriculteurs « classiques » que si la surface de leur exploitation dépasse la moitié de la surface minimale d’installation (SMI).
Aussi, un certain nombre de professionnels préparant et entraînant des équidés domestiques se demandent si une surface minimale d’exploitation sera exigée, au même titre que les autres exploitants agricoles, afin qu’ils puissent effectivement bénéficier de ce statut.

Aussi, Monsieur André Chassaigne demande à Monsieur le ministre s’il compte, par décret, conditionner l’octroi du statut agricole aux professionnels préparant et entraînant des équidés domestiques à une surface minimale d’exploitation. Il lui demande, en cas de réponse positive, quelle surface minimale sera alors fixée.

Réponse du Ministre :

L’article 38 de la loi relative au développement des territoires ruraux publiée le 24 février dernier a étendu la définition de l’activité agricole aux activités de préparation et d’entraînement des équidés domestiques en vue de leur exploitation à l’exception des activités de spectacle. Les entraîneurs de chevaux et les centres équestres sont concernés par cette disposition qui constitue une mesure d’ensemble visant à simplifier et à unifier le régime économique, le régime social et le régime fiscal qui étaient en vigueur pour les activités de la filière cheval.

Ces activités sont, en conséquence, régies par l’ensemble des dispositions applicables à toutes les activités agricoles. En la circonstance, pour bénéficier des aides à l’installation, le candidat qui remplit les conditions d’octroi de ces aides (capacité professionnelle, projet économique viable) doit s’installer sur un fonds dont l’importance lui permet de répondre aux conditions d’assujettissement au régime de protection sociale des personnes non salariées des professions agricoles en application des articles L. 722-4 à L. 722-7.

De manière générale, cette condition est remplie pour les candidats qui s’installent sur une surface au moins égale à la moitié de la surface minimale d’installation « SMI » fixée dans le département. Toutefois, pour certaines productions, et notamment la production équine, le respect de la condition d’assujettissement à l’AMEXA est vérifié sur la base d’une équivalence au temps de travail, soit 1 200 heures par an.

Pour en savoir plus : André CHASSAIGNE

P.-S.

Question n° 59829 publiée au JO le 08/03/05
Réponse publiée au JO le 05/07/05

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