27-04-2011

Agence Internationale de l’Energie Atomique : normes de sécurité

Au sujet de la perte de confiance de la population envers l’énergie nucléaire, une question d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, à Monsieur Eric Besson, Ministre chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique.

« Restaurer la confiance du public » envers l’énergie nucléaire, tel est le défi auquel l’ensemble de la filière nucléaire doit s’atteler d’urgence, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui affirme vouloir « responsabiliser » les opérateurs industriels, censés tirer les premiers les conclusions de la catastrophe de Fukushima Daiichi.

L’AIEA réitère sa foi dans les normes existantes de sûreté, rejetant l’opprobre sur l’opérateur japonais, Tepco, qui aurait gravement sous-estimé les risques pesant sur ses réacteurs.

Falsifiant des dizaines de rapports sur l’état de ses centrales, Tepco a en effet négligé la sûreté de ses installations, comme en atteste la facilité avec laquelle le tsunami a balayé les différents dispositifs électriques à Fukushima Daiichi, tandis que la centrale voisine de Daini, à quelques kilomètres de distance, résistait, elle, beaucoup mieux à la vague géante.

Le directeur de l’AIEA voudrait convaincre les 151 membres de l’Agence de confier à l’AIEA le même pouvoir coercitif que celui exercé en matière de lutte antiprolifération, pour forcer les États à coopérer et suivre des recommandations strictes en matière de sûreté des installations, par une adhésion sans failles aux critères de sécurité internationaux les plus rigoureux.

André Chassaigne interroge Monsieur le Ministre de l’industrie et de l’énergie sur la position de la France sur cette sollicitation et les nouveaux pouvoirs dont disposerait l’AIEA.

Question publiée au JO le 03/05/2011 http://questions.assemblee-national…

Pour en savoir plus : julien

Imprimer