22-01-2007

Agir pour l’Environnement contre Bouygues Telecom

Monsieur le Président,

J’ai bien reçu l’appel à soutien que vous m’avez adressé, afin de soutenir votre association et l’association « Pour une Réglementation des Implantations des Antennes Relais de Téléphonie Mobile » (PRIARTEM), dans la procédure judiciaire initiée par Bouygues Telecom contre vos deux associations.

J’ai bien compris, et je partage, vos interrogations quant à l’application d’un principe de précaution, concernant les champs électromagnétiques auxquels sont exposés les riverains des antennes relais et usagers de portables. Je suis d’ailleurs régulièrement interpellé par les habitants de ma circonscription sur ce sujet, lorsque de nouvelles antennes relais sont construites. Il faut dire que sur notre territoire rural, la couverture en matière de téléphonie mobile est loin d’être complète…
Aussi, tout en souhaitant que la couverture du territoire soit également satisfaisante sur nos zones rurales, il me semble obligatoire que des débats constructifs soient engagés entre les usagers, les opérateurs, que l’intérêt des riverains soit mieux pris en compte et que les « codes de bonne conduite » mis en avant par les opérateurs fassent une place au citoyens directement concernés.

J’ai noté avec satisfaction que, finalement, Bouygues Telecom a préféré se désister de son action contre vos deux associations… suite à une médiation de la ville de Paris. Comme vous le souligniez, la commune doit être garante de l’application pleine et entière de la charte qu’elle signe avec les opérateurs.

J’ai également pris connaissance, sur votre site Internet, de l’article concernant la proposition de loi déposée par Monsieur Patrice Martin-Lalande, visant à ce que l’installation d’une équipement de réseau de radiocommunications mobiles sur une propriété publique ou privée ne puisse plus faire l’objet d’un refus pour un motif sanitaire lié à la nocivité du champ électromagnétique.
Bien que cette proposition ait peu de chances d’être adoptée d’ici la fin de la session parlementaire, sachez que je ne soutiendrai pas ce texte, qui va à l’encontre du principe de précaution.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

André CHASSAIGNE

Pour en savoir plus : André Chassaigne

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