08-10-2013

Air France : suspendre immédiatement l’application de ce nouveau plan social

Monsieur André CHASSAIGNE interroge Monsieur Frédéric CUVILLIER, Ministre des Transports, de la mer et de la pêche sur le nouveau plan de départs volontaires annoncé par Air France.

Le nouveau plan de départs volontaires, présenté, vendredi 4 octobre 2013, à l’occasion du Comité Central d’Entreprise (CCE) d’Air France, concernera 1 826 équivalents temps pleins. Ces suppressions de postes viennent s’ajouter aux 5 122 déjà réalisées à l’occasion de la mise en œuvre du plan de restructuration Transform 2015, lancé en 2012.

La direction a également identifié 350 pilotes et 700 hôtesses et stewards en sureffectif. Ces deux catégories de personnels devraient être touchées par un nouveau plan de départs début 2014, le plan de départs volontaires actuellement en cours au sein des personnels navigants commerciaux devant s’achever fin 2013.

Moins d’un an après la mise en œuvre du plan Transform, la direction ajoute donc 2 800 départs. Ce deuxième volet de Transform est aussi l’occasion pour Air France de donner un coup d’arrêt au développement de ses bases et escales de province, où 591 postes seront supprimés. A elles seules, les trois bases de Marseille, Nice et Toulouse, qui devaient pourtant porter une bonne part du redressement de la compagnie, perdront 383 postes. Le « hub » d’Air France à Roissy-Charles-de-Gaulle est aussi fortement touché, avec 582 départs.

Il s’agit en fait d’un dépeçage de l’entreprise notamment par le recours à la sous-traitance pour des pans entiers d’activités. La maintenance des avions, historiquement effectuée par Air France, va désormais être réalisée en Chine, au Maroc, en Afrique du Sud et même au Philippines pour les Airbus A380. L’assistance aux escales de compagnies étrangères va aussi être sous-traitée.

André Chassaigne demande à Monsieur le Ministre de suspendre immédiatement l’application de ce nouveau plan social et d’organiser en urgence une table ronde sur le transport aérien comme le demandent les organisations syndicales, d’autant plus que l’Etat détient actuellement 15,9 % du capital d’Air France. Cette table ronde pourrait être suivie d’assises pour bâtir un vrai projet d’avenir du transport aérien.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - AC

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