25-10-2006

COUZON : fin de la cellule de reclassement

Monsieur Le Sous-Préfet,

Je souhaite, par le présent courrier, vous interpeller sur les conditions dans lesquelles se termine la cellule de reclassement de la coutellerie COUZON.

En effet, la fin de la cellule de reclassement a été annoncée à la réunion du 3 octobre dernier, à laquelle je n’ai pu participer ni me faire représenter.
Il semblerait que les derniers salariés licenciés, majoritairement voire exclusivement des salariés protégés, ne puissent donc bénéficier d’aucun soutien ni accompagnement dans leur recherche d’une solution de reclassement, de formation, et d’emploi. De plus, il semblerait aussi que ces salariés ne puissent pas bénéficier de la prime individuelle de 2 000 €, que Maître PETAVY, liquidateur, avait attribuée aux précédents licenciés. Enfin, le cabinet FIDAL s’était engagé à proposer au moins trois offres d’emploi aux plus de cinquante ans, ce qui n’a pas été fait. Les salariés ont récemment porté à votre connaissance ces informations par courrier.

Par ailleurs, une réunion du Comité d’Entreprise de la S.A.S. A.F.D., qui a repris une partie de l’activité de la coutellerie COUZON, a eu lieu lundi 16 octobre. Au cours de cette réunion un projet de réorganisation de l’activité de l’entreprise a été évoqué, qui conduirait à une délocalisation des salariés sur le site de l’autre société du groupe, AMEFA France, sise à Noirétable. Soulignant la baisse du chiffre d’affaires et les pertes de clientèle, les difficultés de trésorerie de l’entreprise qui reste déficitaire, l’entreprise envisage de vendre le bâtiment occupé zone du Felet à Thiers, et le regroupement des salariés sur un seul site. Elle envisage aussi de supprimer six emplois, et licencierait prioritairement les personnes qui ne souhaitent pas être transférées à Noirétable.

Enfin, j’apprends que la cellule inter-reclassement, qui fait l’objet d’un financement avec le contrat territorial conclu pour le bassin thiernois, vient également de se terminer.

Aussi je suis bien perplexe quant à l’accompagnement des salariés, toujours plus nombreux à rejoindre la liste des demandeurs d’emploi, et pour lesquels nos outils s’amenuisent. Il me semble opportun et urgent que nous puissions réfléchir, avec les partenaires sociaux, aux outils qui pourraient aujourd’hui être à leur disposition, notamment en ce qui concerne la formation professionnelle.

Je vous remercie des éléments de réponse que vous pourrez porter à ma connaissance, et vous prie de croire, Monsieur Le Sous-Préfet, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pour en savoir plus : André Chassaigne

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