12-01-2006

Contrôle du commerce des armes.

Mademoiselle,

Suite à votre carte-pétition relative au commerce des armes, je tenais à affirmer combien je soutenais vos revendications.

En effet, toutes les circonvolutions des producteurs et vendeurs d’armes du monde entier ne pourront jamais cacher que ces armes servent d’abord à tuer et à exacerber les nombreux conflits existants dans le monde. Et nous savons bien aujourd’hui que ce sont moins les militaires que les civils qui font les frais de ces conflits.
A ce titre, je crois évidemment nécessaire de renforcer le contrôle de ce commerce international d’armes dites conventionnelles : c’est le sens de la question écrite que je viens d’adresser à Madame Alliot-Marie, ministre de la défense, et que je vous joins. Etant donné qu’elle s’est récemment félicitée de l’augmentation de 60% des exportations d’armes françaises en 2005 par rapport à 2004, je ne me fais guère d’illusions sur sa réponse…

Au-delà de la question du commerce des armes, il me paraît en outre vraiment nécessaire de s’interroger sur la question de leur production, sur le soutien public au secteur militaro-industriel, et enfin sur l’importance des efforts de recherche de ces industries d’armement. La force des liens existants entre les Etats et ces grands groupes capitalistes (comme Dassault ou Lagardère en France) ne peut évidemment que nous interpeller !

Enfin, il me paraît fondamental de s’interroger, au-delà de la question du commerce des armes, sur les origines des conflits militaires, sur les raisons qui expliquent leur persistance, etc… Bien souvent, je crois, nous aurions l’occasion de vérifier, comme disait Jaurès, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». C’est aussi le sens de mon combat contre ce système économique.

Je vous prie d’agréer, Mademoiselle, l’expression de mes sentiments les meilleurs comme mes meilleurs vœux pour cette année 2006.



André Chassaigne

Pour en savoir plus : André Chassaigne

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