06-10-2006

DAPTA / EURODEC : un point sur la situation

Après l’occupation le 26 juin du site de TWL, à Chambon-Feugerolles dans la Loire, siège industriel du Groupe EURODEC, et l’occupation du siège financier à Levallois le 18 septembre, une table ronde a été organisée le 20 septembre 2006 au Ministère de l’Industrie, à la demande des salariés de DAPTA.

Accompagnant des représentants des salariés des trois sites, la délégation comprenait André CHASSAIGNE, pour le site DAPTA de Thiers, Dino CIENIERI, Député de la Loire pour le site TWL, et Gérard CHARASSE, Député de l’Allier pour le site APPLIFIL. Elle a été reçue par Monsieur DE SINGLY, Conseiller Technique du Ministère de l’industrie. Participaient aussi à cette réunion un représentant du Ministère de l’emploi, Monsieur Jean-Paul ZAUG, et deux représentants du Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI), dont Monsieur Guillaume DAILLEF, rapporteur.

Les participants ont évoqué le manque de projet industriel prévu pour EURODEC, et l’absence de synergie entre la dizaine de sites industriels du groupe, voire leur mise en concurrence, préjudiciable au devenir de chacune de leurs sociétés. Ils ont également débattu du projet de suppression de 46 emplois sur les 186 basés à Chambon-Feugerolles, du contrat de site signé entre le Ministère et EURODEC pour les emplois sur APPLIFIL, et de la future cession de DAPTA ; le Tribunal de Commerce de Thiers auditionnant les deux repreneurs inscrits le 3 octobre.
La décision devrait être rendue le mardi 10 octobre 2006.

Les salariés de DAPTA ont eu ensuite une nouvelle rencontre au Ministère, le 27 septembre, où Madame COHEN, PDG du Groupe EURODEC s’est rendue accompagnée de ses conseils et avocats. Un accord a été signé, engageant EURODEC sur une prime supra-légale de 8 000 à 15 000 € pour chaque salarié qui sera licencié dans le cadre de la cession de DAPTA, mais avec une enveloppe globale maximale d’un million d’euros. Cet accord prévoit également l’arrêt des « sécurisations sur les autres sites » (EURODEC avait transféré la fabrication de pièces) et la récupération du carnet de clients de DAPTA.

Les trois députés, André CHASSAIGNE, Dino CINIERI et Gérard CHARASSE ont reçu Madame Nicole COHEN à l’Assemblée Nationale le 4 octobre, en présence de Monsieur DAILLEF du CIRI. Il est apparu que le principal actionnaire d’EURODEC, le Groupe Union des Banques Suisses (UBS), souhaite céder le groupe dans sa totalité après la mise en œuvre de différentes mesures de liquidation (deux sites fermés), de cession (DAPTA), et de suppression d’emplois (TWL). Cette entrevue avait pour but de faire le point sur la situation réelle du Groupe EURODEC et ses projets.
Une nouvelle rencontre pourra avoir lieu au Ministère si les engagements signés par Madame COHEN le 27 septembre ne sont pas tenus au 15 octobre.

A l’heure actuelle, le sort de l’entreprise DAPTA est entre les mains du Tribunal de Commerce de Thiers. Les salariés réunis en assemblée générale le 2 octobre ont étudiés les deux projets présentés, et ont exprimé majoritairement leur soutien au projet présenté par la Société PRECITURN. Ce projet vient d’être consolidé par l’apport financier de quatre industriels locaux.

Lorsque le site de DAPTA sera définitivement sorti du Groupe EURODEC, André CHASSAIGNE déposera à l’Assemblée Nationale son projet de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner les causes du dépôt de bilan de la société DAPTA SAS et d’étudier les conséquences économiques et sociales de la gestion de DAPTA par le groupe EURODEC industries.

Pour en savoir plus : André Chassaigne

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