14-10-2015

Interventions d’urgence : éventuelle disparition du numéro 18

M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’éventuelle disparition du numéro 18.

Il souhaite attirer son attention sur le projet de suppression des numéros 18, 17 et 15 qui reçoivent et gèrent respectivement les interventions d’urgence des sapeurs-pompiers, de la police et du SAMU.

En effet, pour des raisons d’économies, ces trois numéros d’urgence pourraient être remplacés par un numéro unique, le 112.

Il s’interroge sur la pertinence de l’argument qui a motivé une telle proposition, à savoir éviter les doublons. En effet, comment croire qu’une dizaine ou vingtaine de centres envisagés, répartis sur tout le territoire national, auraient la même efficacité et la même proximité que la centaine de centres d’appels du 18, gérés par les sapeurs-pompiers, parfois en partenariat avec le SAMU, auxquels s’ajoutent les 400 centres gérés par la police, la gendarmerie et le SAMU ?

De plus la proposition d’expérimenter cette concentration dès le mois de janvier 2016 ne laisse aucune place à la concertation avec les partenaires privilégiés des sapeurs-pompiers que sont, notamment, les élus locaux et les responsables associatifs, qui seraient une fois encore mis devant le fait accompli.

Dans ces conditions, il souhaite connaître ses véritables intentions quant à l’avenir des centres d’appels concernés par ce projet.


Question N° 89997 Question publiée au JO le : 06/10/2015 page : 7550


Voir la question + la réponse (si parue) sur le site de l’Assemblée nationale.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - ED

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