06-03-2007

Numéro spécial : coutellerie 2

En complément de mes « compte-rendu » de mandat, il me paraît toujours aussi important de faire une place à part à la coutellerie. Voici donc une deuxième lettre consacrée à cette activité séculaire.

Le 31 juillet 2005, l’emblématique société COUZON, « fleuron de la ménagère de mariage », fermait ses portes. On sait, hélas, qu’aujourd’hui plus aucune fabrication sous la marque COUZON n’est assurée sur le bassin thiernois… sans parler des suppressions d’emplois annoncées récemment par le repreneur AMEFA, qui a délocalisé le personnel sur son site de Noirétable.

Il est urgent que les couteliers valorisent leurs productions, produisent à Thiers, et le fassent savoir. Une démarche offensive est le complément indispensable des démarches défensives qui peuvent être entreprises, et que je soutiens, notamment pour faire face aux contrefaçons.

La démarche initiée par les couteliers eux-mêmes, pour la création du modèle « Le Thiers », était déjà un premier pas pour notre savoir-faire coutelier. Le modèle « Le Thiers », couteau créé par la Confrérie du Couté de Tié symbolise cette volonté de faire reconnaître une région et une production de qualité en lui donnant un couteau à son image et à son nom.

J’étais très heureux de participer au lancement de la marque industrielle de terroir « Esprit de Thiers » qui a eu lieu le mardi 30 janvier 2007, au salon « Maison & Objet » à Paris. Cette initiative doit permettre de valoriser le savoir-faire de nos couteliers qui s’engagent sur une production thiernoise de bel ouvrage. Il s’agit là d’une autre démarche, celle de promotionner les productions des couteliers, pas un modèle de couteau. Pour pouvoir prétendre à ce label, les entreprises doivent s’engager à réaliser les principales étapes de fabrication sur leur basin de Thiers, mais des critères de qualité, d’esthétisme et de coupe rentrent aussi en compte.

C’est le plus important projet pour la coutellerie thiernoise porté par le contrat territorial. Je souhaite que les couteliers soient nombreux à s’engager dans cette démarche.

André Chassaigne

Pour en savoir plus : André Chassaigne

Imprimer