03-01-2018

Organisation de la police de l’eau dans les départements - absence de permanence de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA)

M. André Chassaigne interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’organisation de la police de l’eau dans les départements et l’absence de permanence de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA).

À l’occasion d’incidents et accidents d’origines diverses entrainant des pollutions aquatiques, se pose le problème récurrent de l’organisation de la police de l’eau dans les départements et de l’absence de permanence de l’ONEMA hors des jours et heures ouvrables. Par ailleurs, aucune astreinte ne semble prévue à l’avenir faute de moyens suffisants.

La convention tripartite État-ONEMA-ONCFS, signée le 11 juin 2010 à la demande de l’ONEMA-ONCFS et établie sur un modèle national, n’aborde pas cette question. Quant au contrat d’objectif de l’ONEMA 2013-2018, il concerne les priorités de contrôle mais s’abstient d’évoquer les astreintes et interventions en cas de pollution. Or l’article R. 213-12-15 du code de l’environnement (ex-décret n° 2014-813 du 17 juillet 2014 - art. 2) précise que « les agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques commissionnés dans les conditions définies à l’article R. 172-1, exercent leurs fonctions de jour, de nuit, les dimanches et les jours fériés ». Au-delà du simple bon sens et de l’efficacité de l’action publique en situation de crise et en termes de santé publique, cette situation est de nature à susciter l’incompréhension et l’inquiétude des élus et des citoyens faute de pouvoir recourir à une solution de substitution pour remédier, par exemple, à une pollution d’envergure. Elle pose la question, également, de la conservation et analyse des preuves dans le cadre judiciaire.

Il souhaite donc l’alerter et savoir si des évolutions sont à attendre dans un proche avenir au moment où la convention précitée arrive à échéance et doit être renégociée.


Question N° 4331 Question publiée au JO le : 02/01/2018


Voir la question + la réponse (si parue) sur le site de l’Assemblée nationale.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - AC

Imprimer