09-02-2005

Pénurie de personnels de surveillance dans les établissements d’enseignement agricoles publics

Monsieur André Chassaigne attire l’attention de Monsieur le Ministre sur la pénurie de personnel de surveillance dans les établissements d’enseignement agricole publics.

Six postes de surveillants ont été supprimés en Auvergne en 2004, ramenant le nombre de postes de surveillants à 57 seulement. Cette nouvelle baisse des dotations budgétaires des établissements d’enseignement agricole est extrêmement préjudiciable au bon fonctionnement des établissements et donc à la qualité des conditions de travail des personnels et des élèves.
Certains établissements sont démunis de surveillants pendant des demi-journées. D’autres ne comptent qu’un seul surveillant pour cent élèves en internat : la disponibilité des personnels à l’égard d’élèves confrontés à de difficultés aussi diverses que nombreuses se réduit inévitablement, et ce dans des proportions dramatiques.
C’est pourquoi, à l’heure où les conditions de sécurité dans les établissements scolaires sont de plus en plus difficiles, à l’heure où le monde rural est confronté à la criante nécessité de renouveler ses actifs, et donc à la nécessité de former de nombreux jeunes aux métiers de la ruralité, cette pénurie de personnels est inacceptable.
Aussi, Monsieur André Chassaigne demande à Monsieur le Ministre s’il compte rétablir un nombre raisonnable de personnels de surveillance dans les établissements agricoles publics d’Auvergne.

Réponse du Ministre :

Au plan national, la dotation en personnels de surveillance et d’éducation a été maintenue pour l’année scolaire 2004-2005, voire confortée. Ainsi, les maîtres d’internat/surveillants d’externat (MISE) ont été remplacés nombre pour nombre par des assistants d’éducation (en 2003-2004 comme en 2004-2005).

Cependant, la nécessité d’améliorer l’équité entre les établissements a conduit à un rééquilibrage de la dotation entre les régions et les établissements pour obtenir un taux d’encadrement des élèves équivalent sur l’ensemble du territoire.

Pour en savoir plus : André CHASSAIGNE

P.-S.

Question n° 57267 publiée au JO le 08/02/05
Réponse publiée au JO le 10/05/05

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