23-11-2012

Prévention et facturation des fuites d’eau

André Chassaigne interroge Madame la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la prévention des fuites d’eau et la facturation aux abonnés d’un service d’eau potable.

Le décret n° 2012-1078 du 24 septembre 2012 «  relatif à la facturation en cas de fuites sur les canalisations d’eau potable après compteur » est paru en application de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 dite de « simplification et d’amélioration de la qualité du droit ».

Or, ce texte ne semble concerner que les abonnés occupant «  un local d’habitation  », excluant de fait tous les autres abonnements, comme les locaux commerciaux ou de service, les entreprises et les locaux appartenant à un organisme public ou à une collectivité territoriale.

Les collectivités locales peuvent notamment être concernées comme abonnées, sans pouvoir de décision, quand elles n’assurent pas la régie directe du service. Elles peuvent aussi être victimes de fuites d’eau importantes, d’autant plus difficilement détectables que la consommation est souvent plus grande ou irrégulière.

André Chassaigne demande à Madame la Ministre des précisions sur la limite d’application de ce décret et lui demande si le nouveau dispositif ne doit pas être élargi aux autres abonnements ne desservant pas un local d’habitation.

Question écrite n° 11751 publiée au JO du 27/11/12

Réponse ministérielle du 16/04/13 :

Le principe de plafonnement de la facture d’eau en cas de fuite indétectable (canalisation enterrée par exemple) a été introduit par l’article 2 de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit.

Ce plafonnement est limité par la loi aux locaux d’habitation. Conformément à la loi, un décret en Conseil d’État est nécessaire pour permettre l’entrée en vigueur de cette disposition.

Le décret n° 2012-1078 du 24 septembre 2012 relatif à la facturation en cas de fuites sur les canalisations d’eau potable après compteur est paru au Journal officiel du 26 septembre 2012. Il précise les délais et les obligations d’information des abonnés ainsi que les implications sur les obligations respectives de la collectivité et du comptable sur le recouvrement les factures correspondantes.

Ce décret ne fait que préciser les modalités d’application de l’article 2 de la loi du 17 mai 2011, et ne peut en aucun cas étendre le bénéfice de ce dispositif aux locaux appartenant aux colllectivités territoriales, ou aux locaux à usage professionnel. Cette évolution nécessite une modification par voie législative.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - BP

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