04-06-2009

Prix de la résistance

André Chassaigne attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’éducation nationale au sujet de l’émotion suscitée par les modalités d’organisation du concours 2009 pour l’attribution du prix de la Résistance

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En effet, les nouvelles règles découlant d’une circulaire ministérielle ont privé, cette année, les Comités départementaux du Prix de la Résistance, du travail de témoignage et d’organisation du prix.

Les anciens résistants ont appris, sur simple convocation de l’inspecteur d’académie, mandaté par le recteur, que le sujet du concours n’était plus départemental mais régional. De plus, ce sujet est, à présent, déterminé par l’inspecteur pédagogique régional d’histoire. Les représentants résistants et déportés n’ont plus, désormais, qu’une mission d’assistance.

Au-delà de son caractère brutal et discourtois, cette annonce est vécue, à juste titre, comme une volonté ministérielle de reprise en main hiérarchique entraînant, de fait, la fin du jury pluridisciplinaire. Une telle situation provoque un émoi partagé par les associations de résistants et déportés.

Elles considèrent qu’elle atteint leur honneur et l’essence même des Comités départementaux du prix de la Résistance en portant gravement préjudice à leur rôle de « passeur de mémoire ».

En conséquence, André Chassaigne souhaite connaître les intentions de Monsieur le Ministre quant à l’éventualité d’un retour à la situation antérieure pour les modalités d’organisation de ce concours.

Réponse du ministre du 29/06/10 :

Très attaché à la participation des fondations et associations de mémoire dans l’organisation du Concours national de la Résistance et de la Déportation, le ministre de l’éducation nationale a souhaité qu’une réflexion soit menée avec les fondations de mémoire présentes au jury national pour modifier les dispositions de l’arrêté du 8 mars 2008.

L’arrêté du 21 décembre 2009 (J.O. du 21 janvier 2010) abroge l’arrêté du 8 mars 2008 et précise notamment le rôle des jurys départementaux et des associations de résistants et de déportés dans l’élaboration et le choix des sujets des épreuves individuelles.

Ainsi, c’est désormais sur proposition des jurys départementaux que les sujets sont choisis par la commission académique présidée par un inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional d’histoire et de géographie. La représentation des associations de résistants et de déportés est par ailleurs précisée et garantie dans cette commission. Les anciens résistants et déportés continuent ainsi à jouer un rôle essentiel dans la réflexion historique et pédagogique qui confère à ce concours toute sa pertinence et sa richesse.

Question n° 51443 publiée au JO du 09/06/09 - Réponse publiée au JO du 29/06/10

Pour en savoir plus : Eric

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