24-12-2012

Rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein

André Chassaigne interpelle Monsieur le Monsieur le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social sur le rétablissement de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein.

Fin octobre 2012, en France métropolitaine, 5 202 500 personnes étaient inscrites à Pôle Emploi, toutes catégories confondues. La situation de l’emploi continue de se dégrader chaque mois, avec des difficultés de retour à l’emploi toujours plus difficiles pour les jeunes et les plus de 50 ans.

La réforme des retraites de juillet 2011 a imposé un report de l’âge légal de départ en retraite progressif à 62 ans d’ici 2017, et à 67 ans pour un départ à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Dans la situation économique que connaît notre pays, ces reculs sociaux font bondir chaque mois le nombre de salariés âgés licenciés dans les chiffres du chômage, alors qu’ils auraient pu bénéficier d’un départ à 60 ans.

Ces mesures plongent également plusieurs milliers de chômeurs âgés en fin de droits dans la plus grande précarité, au RSA, voire sans aucune ressource, avant d’avoir atteint l’âge légal, souvent parce que ne sont pas pris en compte l’intégralité des périodes de chômage ou de congés maternité dans le calcul des trimestres cotisés.

Chaque année 700 000 jeunes entrent sur un marché du travail atone, concourant ainsi à allonger considérablement le délai avant le premier emploi, et encore plus avant le premier stable. Les conséquences en matière de financement de notre système de retraite, et de perspectives de retraite pour ces nouveaux entrants sont dramatiques.

Seule une réforme des retraites juste, rabaissant l’âge de départ légal de la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein est à même d’enrayer l’augmentation massive du chômage, de favoriser l’entrée des jeunes dans l’emploi et de lever les situations de précarité des chômeurs âgés en fin de droits. Elle pourrait mobiliser de nouvelles ressources pour le financement de notre régime de retraite par répartition, en touchant notamment les revenus financiers et en modulant les cotisations patronales d’assurance vieillesse en fonction des choix des entreprises en matière de répartition des richesses.

En conséquence, il souhaiterait connaître la position de Monsieur le ministre sur ces mesures de justice et de progrès pour nos concitoyens.


Question n°14936 publiée au JO le 01/01/2013.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - JB

Imprimer