15-02-2011

Salariés du nettoyage

Au sujet des conditions de travail particulièrement difficiles des salariés du secteur du nettoyage, André Chassaigne interpelle Monsieur le Ministre du travail.

En effet, en contrat à durée déterminée ou en contrat à durée indéterminées, les salariés se voient parfois proposer ou imposer un temps de travail très faible, ou une réduction de ce temps à l’occasion de la (re)négociation d’un chantier. En regroupant des chantiers dits de proximité, notamment dans des administrations ou des agences bancaires, l’employeur peut également proposer des prestations inférieures à une heure, durée minimale fixée par la convention collective. Le salaire est alors dépensé en transport.

Il arrive également que des contrats à durée déterminés soient prolongés sans avenant, ce qui met le salarié en situation « irrégulière » vis-à-vis de Pôle emploi.

Enfin, sous la pression de leur hiérarchie, les salariés acceptent souvent de signer des documents, parfois incomplets ou illégaux, sans les vérifier ou sans en mesurer la portée.

Par ailleurs, il existe une discrimination à l’égard des femmes, qui bénéficient de moins d’heures de travail que les hommes, pourtant minoritaires dans les effectifs.

Ces faits, relatés par des représentants du personnel de grandes sociétés du nettoyage, indiquent que la situation des salariés de ce secteur, loin de s’améliorer, continue de se dégrader.

En conséquence, André Chassaigne demande à Monsieur le Ministre quelles mesures il compte prendre pour renforcer le droit du travail, son application et les contrôles, dans le secteur très particulier du nettoyage, afin de mettre un terme à la situation inacceptable des salariés.

Question n° 100990 publiée au JO du 22/02/11

Pour en savoir plus : André Chassaigne - BP

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