03-06-2013

Situation des éleveurs engagés dans des démarches de protection et de développement des races menacées

M. André Chassaigne attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la situation des éleveurs engagés dans des démarches de protection et de développement des races menacées.

Les éleveurs de races bovines, ovines, caprines, porcines, asines et équines menacées de disparition, et annexées au programme de développement rural hexagonal, bénéficient d’une aide sous la forme d’une MAE. Pour les races bovines, ovines, caprines et porcines, la mesure d’aide est seulement versée pendant 5 années d’engagement, en lien avec les déclarations PAC annuelles, sur la base de 50 €/UGB/an, et dans le respect d’un cahier des charges exigeant. Cette aide aux exploitants engagés dans ces démarches constitue une contrepartie, certes modeste, mais marquant une véritable reconnaissance de leur action en faveur de la préservation de la diversité des races locales françaises.

Pour l’essentiel, les éleveurs concernés sont en effet installés sur des structures de taille familiale. L’éligibilité de l’aide à partir de 3 UGB permet de conforter cet engagement des petites structures. Mais l’interruption de cette aide au terme des cinq ans apparaît comme une sanction pour ces éleveurs qui se sont investis dans la production et la commercialisation de races aux caractéristiques par nature moins favorables, avec des revenus amoindris.

Il lui demande s’il envisage d’arbitrer favorablement la poursuite de ces mesures, notamment avec la reconduction de l’aide pour les éleveurs déjà engagés, marquant ainsi son attachement à une politique active de maintien de la diversité des races locales.

Voir la question + réponse du ministre sur le site de l’AN.


Question N° : 27358 Question publiée au JO le : 28/05/2013

Pour en savoir plus : André Chassaigne - JB

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