09-02-2005

Une délégation thiernoise reçue par le Ministre de l’Industrie.

A la demande d’André Chassaigne, une délégation représentant la coutellerie thiernoise a été reçue, Mardi 1er février 2005, au Ministère de l’industrie à Paris.

Cette délégation, conduite par le député, était composée de :

  • Bernard Schumacher, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Thiers,
  • Pierre Thérias, Président de la Fédération Française de Coutellerie,
  • Alain Néron, représentant Thierry Déglon, Maire de Thiers,
  • Claude Nowotny, Président de l’OTSI Thiers et de l’office de pôle (ADOTT), député suppléant.
  • A-M J. , assistante parlementaire en charge du dossier.

    A la demande du Ministère, les services de l’Etat étaient également représentés :

  • Eric Pierrat, Sous-Préfet de Thiers,
  • Frédérique Gomez, conseillère en développement industriel à la DRIRE Auvergne,
  • Thierry Meneret, Chef du Bureau Equipement de la maison, de la personne et des produits de loisirs, à la Direction Générale de l’Industrie, des Technologies et de l’Information et des Postes (DIGITIP)

    Les participants ont travaillé pendant près de deux heures avec Guillaume Texier, conseiller technique biens d’équipement et consommation et PME. Patrick Devedjian, Ministre Délégué à l’industrie, est également venu échanger personnellement avec les participants au cours de cette réunion de travail.

    Cette demande de rencontre était justifiée par les inquiétudes qui pèsent sur le devenir de la coutellerie thiernoise. Aussi, lors de cette première réunion, ce sont d’abord les problématiques d’approvisionnement en acier et les moyens de lutter contre la contrefaçon qui ont été largement évoquées.

    Concernant l’approvisionnement en acier, le Ministre prône une ouverture maximale des frontières afin que la Chine puisse aussi laisser sortir ses matières premières. Il a cependant assuré que les services chargés de la concurrence sont très attentifs à la situation du marché national, et s’est dit prêt à faire le lien entre les entreprises thiernoises et ARCELOR, qui a le quasi-monopole de la fourniture d’acier, au cas par cas si besoin est.

    Pour ce qui est de la contrefaçon en coutellerie, et des demande de la filière pour la mise en place d’un marquage d’origine tant français qu’européen, les trois questions écrites d’André Chassaigne* et les réponses du Ministre de l’industrie ont alimenté la réflexion. Elles aboutiront à la participation des couteliers thiernois aux différentes commissions et travaux qui sont menés par le Comité National Anti-Contrefaçon (CNAC) et la Société d’Encouragement aux Métiers d’Art (SEMA).

    Une demande officielle de prise en compte des problématiques spécifiques à la coutellerie et la création d’une base de données permettant une meilleure identification des contrefaçons sera adressée par André Chassaigne au Ministère, qui se fera le relais auprès du CNAC. André Chassaigne a proposé que ce dossier soit suivi par la FFC.

    La DIGITIP s’est déclarée par ailleurs prête à organiser, à Thiers, des réunions d’information et de sensibilisation pour conseiller la profession en matière de protection de ses produits.

    Le Ministre a affirmé qu’il avait à cœur la protection du patrimoine, d’autant plus qu’avocat de profession il est très sensibilisé à ce type de problématique.
    L’idée de créer un conservatoire des marques doit être soumise à la réflexion des organisations des métiers d’art. Cependant, afin de mesurer dans quelle mesure une telle protection collective pourrait être mise en place, le député adressera, par l’intermédiaire du Ministère de l’Industrie, un courrier à l’INPI. André Chassaigne a proposé que ce dossier soit suivi par la ville de Thiers.

    Alain Néron a donné en main propre au Ministre un courrier du Maire de Thiers exposant les motivations qui ont conduit trois villes européennes, Thiers, Albacete (Espagne) et Solingen (Allemagne) à signer « la déclaration d’Albacete » pour demander aux autorités européennes d’instaurer une obligation de marquage d’origine, et remis officiellement cette déclaration.

    Le Ministre a conseillé de commencer par la mise en place d’un marquage français, volontaire, et rappelé que les parts de marché qui peuvent être gagnées le seront davantage dans un choix lié à l’innovation et à la création. Pour progresser sur ce point, une réunion spécifique de travail sur les marques a été programmée au Ministère le 3 mars prochain avec la Fédération Française de Coutellerie.

    Enfin, Claude Nowotny a également évoqué la possibilité de valoriser le bassin thiernois par la mise en place d’une politique de tourisme industriel.

Pour en savoir plus : Andre CHASSAIGNE

P.-S.

*Questions écrites n° 42217, 42218 et 42219, consultables sur le site.

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