06-02-2008

Antennes teléphonie mobile et Santé

Au Président du CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) du Puy-de-Dôme
Résidence « La Liberté »
32, rue Gabriel Péri
63000 CLERMONT-FERRAND

Le 5 février 2008

Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier du 29 janvier dernier m’alertant sur les menaces pour la santé des antennes relais de téléphonie mobile.

Je suis régulièrement interpellé par les habitants de ma circonscription sur ce sujet, lorsque de nouvelles antennes relais sont construites. Sur notre territoire rural, la couverture en matière de téléphonie mobile est en effet loin d’être complète. Aussi, tout en souhaitant que cette couverture soit satisfaisante sur nos zones rurales, il me semble indispensable que des débats constructifs soient engagés entre les usagers, les opérateurs, afin que l’intérêt des riverains soit mieux pris en compte.

Comme vous le soulignez, de nombreux pays d’Europe ont déjà pris des mesures de précaution en ce qui concerne l’exposition de leurs populations aux antennes relais, en fixant des limites d’exposition plus basses qu’en France. Les différences entre notre réglementation nationale et celle de nos voisins européens posent beaucoup d’interrogations sur les recommandations à formuler sur l’exposition des personnes à ces ondes électromagnétiques.

C’est pour soulever ce problème que j’avais déposé en avril 2003 une question écrite à Monsieur Jean-François MATTEI, alors Ministre de la Santé, lui demandant dans quelle mesure il comptait appliquer le « principe de précaution » à la téléphonie mobile et organiser une campagne de santé publique mêlant prévention, notamment de l’usage des téléphones mobiles chez les plus jeunes, et enquête épidémiologique cofinancée par les opérateurs.

Le Ministre m’avait répondu sur « l’absence, actuellement, d’un risque pour la santé des populations situées à proximité des stations de base »…

Face à l’immobilisme des pouvoirs publics en la matière, vous me proposez d’intervenir à nouveau, en reprenant votre projet de question écrite pour que je l’adresse au gouvernement. Dans ce projet, vous proposez l’abaissement des valeurs-limites d’exposition au public, l’obtention obligatoire d’un permis de construire préalable à l’installation des antennes, ainsi que l’obligation d’une information préalable des riverains. Sur toutes ces préconisations, je vous rejoins pleinement et je poserai par conséquent cette question.

Je reste par ailleurs à votre disposition pour dialoguer ensemble et considérer comment nous pourrions contribuer à sensibiliser les citoyens de notre département sur cet épineux problème.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


André CHASSAIGNE

Pour en savoir plus : Nicolas

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