13-03-2008

Formation aide-soignante - Financement ASSEDIC

Le 07 février 2008

Monsieur André HAGUET
Président des ASSEDIC de la Région Auvergne
91, avenue Edouard Michelin
63055 CLERMONT-FERRAND CEDEX 9

Objet : formation d’aides-soignantes

Monsieur le Président,

Je me permets d’attirer, une nouvelle fois, votre attention sur la situation dramatique vécue par les élèves qui suivent la formation d’aides-soignantes de janvier 2008, et qui ont appris qu’ils ne bénéficieraient pas de la gratuité de cette formation.

Ainsi, les deux instituts de formation de Thiers et Ambert accueillent, respectivement, quinze et dix élèves durant la session de janvier 2008, sans que ces derniers n’aient l’assurance d’une prise en charge par les ASSEDIC. Cette situation est d’autant plus regrettable qu’il s’agit là de métiers en tension, pour lesquels une formation est une garantie d’emploi à la sortie. De plus, le déficit de personnels paramédicaux est tel que les agents en poste dans les établissements de santé n’hésitent pas à faire état d’un fonctionnement à la limite de la sécurité.

Dans ces conditions, les élèves en formation s’interrogent légitimement sur le bien fondé de la décision des ASSEDIC. Ils estiment qu’ils sont les victimes d’une mauvaise farce et ont beaucoup de mal à admettre une telle situation, d’autant plus qu’aucune information préalable ne leur avait été communiquée sur l’éventualité d’une non prise en charge.

Par ailleurs, des informations circulent actuellement sur le fait que des cotisations ASSEDIC n’auraient pas été versées par certaines entreprises qui, pourtant, bénéficient des financements publics auprès du Conseil régional pour la formation de leurs salariés. Pouvez-vous me confirmer ces informations et le montant des impayés ? Il est évident qu’une telle réalité, si elle était confirmée, amplifierait l’incompréhension des élèves actuellement en formation.

De plus, l’argument, évoqué depuis quelques jours pour justifier la position des ASSEDIC, selon lequel ces dernières n’auraient plus à financer des formations destinées à couvrir des emplois dans le secteur public, n’est pas de nature à apaiser les esprits. En effet, au nom de quoi des salariés, ayant cotisé aux ASSEDIC, pour certains depuis de longues années, devraient être privés d’un droit à la formation au prétexte qu’elle offre un débouché dans le secteur public ?

En poursuivant leur formation malgré les incertitudes qui pèsent sur son financement, les stagiaires font preuve d’un grand esprit de responsabilité. Malheureusement, ils ont le sentiment d’être les victimes d’un « poker menteur », alors que se joue leur avenir professionnel. S’il est évident qu’une solution durable passe par un protocole avec les autres financeurs potentiels, je me permets, néanmoins, d’insister pour qu’une solution transitoire soit trouvée dans le but d’assurer le financement des formations actuelles.

Avec mes remerciements anticipés pour l’attention que vous accorderez à ce nouveau courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le président, mes sentiments les plus cordiaux.

André CHASSAIGNE


(Voir aussi :  le 1er échange de courrier du 14/01/08, et la réponse du 4 mars des ASSEDIC ci-dessous)

Pour en savoir plus : Eric

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