16-01-2022

Modalités d’application de la loi du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles en France continentale et dans les outre-mer

Question N° 43125 Question publiée au JO le : 14/12/2021 page : 8795

M. André Chassaigne interroge M. le secrétaire d’État auprès de la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, chargé des retraites et de la santé au travail, sur les modalités d’application de la loi n° 2020-839 du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles en France continentale et dans les outre-mer.

De nombreuses personnes retraitées ayant travaillé dans le milieu agricole ont vu le montant de leur montant de pension de retraite rehaussé à hauteur de 85 % du SMIC. Cette revalorisation est liée à l’application de la loi n° 2020-839, qui est effective depuis novembre 2021.

Pour autant, plusieurs personnes retraitées, percevant un montant total de retraite inférieur à 85 % du Smic, ne peuvent pas prétendre à cette bonification, bien que répondant au double critère d’une carrière agricole complète et de 17,5 années de chef d’exploitation.

Ainsi, un ancien chef d’exploitation, ayant fait valoir ses droits à la retraite à l’âge légal en vigueur lors de son départ et totalisant, hors période relevant du régime général, 84 trimestres de cotisations comme chef d’exploitation et 68 en période d’invalidité, se retrouve exclu du bénéfice de cette loi. Il en est de même pour une autre personne ayant sollicité un départ anticipé pour inaptitude. La Mutualité sociale agricole motive ces décisions par le fait que ces personnes ont bénéficié d’une pension d’invalidité. Ces refus en direction de personnes aux faibles ressources sont perçus comme une injustice supplémentaire.

Au regard du nombre de personnes exclues du bénéfice de la loi du 3 juillet 2020 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles de France continentale et dans les outre-mer, il lui demande quelles sont les motivations ou les critères qui génèrent ces refus et s’il compte instaurer un dispositif venant les pallier.

Voir la question + la réponse ministérielle (si parue) sur le site de l’Assemblée nationale.


Voir aussi ce sujet :

Pour en savoir plus : André Chassaigne - LC

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