08-06-2004

Profession de maître-nageur sauveteur


Monsieur André Chassaigne attire l’attention de Monsieur Jean-François LAMOUR, Ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative, sur le projet d’abrogation éventuelle de la Loi du 24 mai 1951 assurant la sécurité dans les établissements de natation.

Des réflexions ont été engagées depuis mars 2003 sur la rénovation des qualifications dans le secteur des activités aquatiques, en partenariat avec les ministères, fédérations sportives et syndicats professionnels concernés, auxquelles ont été associé le Syndicat National Professionnel des Maîtres Nageurs Sauveteurs (SNPMNS) et Brevet d’Etat d’Educateur Sportif des Activités de la Natation (BEESAN).

S’il faut effectivement trouver une solution à une situation de pénurie de maîtres nageurs sauveteurs que connaît notre pays, le SNPMNS ne souhaite pas voir mis en cause la Loi du 24 mai 1951 qui définit la fonction de MNS et impose un MNS actuellement aux gestionnaires de piscines payantes. Sa suppression entraînerait l’embauche de sous-diplômés, moins chers qu’un maître-nageur sauveteur (MNS) ou BEESAN.

C’est pourquoi André Chassaigne demande à Monsieur le Ministre de lui apporter des précisions sur l’état actuel des réflexions engagées l’année dernière.

D’autre part, compte-tenu du développement de nouvelles pratiques aquatiques et de l’importance de la sécurité des citoyens fréquentant les baignades et piscines, est-il envisagé de mettre en place un véritable plan d’urgence qui permettrait de multiplier le nombre de stagiaires souhaitant accéder à ce métier, et de tirer cette formation « vers le haut » plutôt que la création d’un simple diplôme de surveillant, classé en niveau V ?

P.-S.

Question écrite n° 41477 publiée au JO le : 15/06/2004

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